Primate (2026) de Johannes Roberts

Par Seleniecinema @SelenieCinema

Connu pour son dyptique "47 Meters Down" (2017-2019) et surtout pour son reboot réussi "Resident Evil : Bienvenue à Raccon City" (2021), Johannes Roberts continue de le film d'horreur et  revient avec un singe tueur, une sorte de sous-sous-genre dont on peut citer par exemple "Le Singe Tueur" (1940) de William Nigh, "Le Gorille" (1939) de Allan Dwan et "Link" (1986) de Richard Franklin voir même récemment le plus "mécanique" "The Monkey" (2025) de Oz Perkins. Réalisateur-scénariste Johannes Roberts co-écrit sn scénario avec Ernest Riera qui est un fidèle collaborateur depuis leur scénario pour "The Door" (2015). Film interdit au moins de 16 ans... Une famille qui a adopté un chimpanzé partent en vacances sur une île tropicale, avec Ben leur chimpanzé évidemment. Mais après avoir été mordu par un animal enragé, Ben devient soudainement violent et agressif...

Les vacanciers sont joués par Johnny Sequoyah apparu dans des films plutôt confidentiels comme "Black Eyed Dog" (2014) de Erica Dunton et surtout aperçu dans des séries TV comme "Believe" (2014) ou "Dexter : New Blood" (2021-2022), Jessica Alexander apparue dans "Into the Deep" (2022) de Kate Cox ou "La Petite Sirène" (2023) de Rob Marshall, Troy Kotsur aperçu dans "Le Nombre 23" (2007) de Joel Schumacher ou "Coda" (2021) de Sian Heder, Stuart Whelan aperçu notamment dans "Hitman & Bodyguard" (2017) de Patrick Hugues ou "Mickey 17" (2025) de Bong Joon-Ho, Victoria Wyant essentiellement vue dans des séries TV dont "Foundation" (2025) ou "I Fought the Law" (2025), à l'instar de sa partenaire Gia Hunter et des séries TV comme "The Hunter" (2022) ou "Sherlock & Daughter" (2025), Tienne Simon vu dans "Tous les Démons sont Ici" (2025) de Barnaby Roper, Charlie Mann vu dans "Les Guetteurs" (2024) de Ishana Shyamalan, Nick Romano vu dans "Plaza Caredral" (2021) de Abner Benaim, "Stars at Noon" (2022) de Claire Denis, "El Sacrificio" (2022) de Alberto Serra ou "Papeless"(2025) de Arturo Montenegro, puis n'oublions pas les débutants Alina Abdi, Robin Chalk, Miguel Torres Umba ou Benjamin Cheng... Le film débute avec tous les écueils du genre, tous les clichés du genre aussi éculés que galvaudés se bousculent durant plus de 30mn, ainsi on a droit au deuil familial dont on nous précise que "c'est dur" (pléonasme) au cas où on ne saurait pas, puis une bande d'ados amateurs évidemment de joints rieurs, tous d'une beauté évidemment supérieure dans un décor de carte postale saupoudré d'un luxe normalisé... etc... Bref on s'ennuie ferme durant plus d'une demi-heure.

Heureusement, ensuite le film entre dans le vif du sujet, la villa de luxe se transforme soudain en prison mortelle bien aidée par la nuit car là aussi, plus facile de foutre la trouille qu'en journée d'été. On comprend assez vite que les jumpscares et le frisson n'est pas vraiment dans le cahier des charges, le réalisateur opte plutôt pour le gore et la mort brutale et même animale. Attention âmes sensibles s'abstenir ! Des passages de mise à mort peuvent interloquer mais il faut préciser que tous sont plausibles, il suffit de savoir qu'un chimpanzé est doté d'une force 5 à 8 fois supérieure à celle d'un homme. La vraie bonne idée est de ne pas avoir choisi l'image de synthèse pour Ben le chimpanzé, ce dernier est incarné par un spécialiste, Miguel Torres Umba qui entre dans un costume animatronique intégral, ce qui accentue l'effet organique et viscéral. Ainsi, dans la partie "rage" et l'épouvante entre sang et fureur le film est très efficace, il est juste dommage que les caricatures d'ados et le sursaut ultime soient encore des cases du cahier des charges.

Note :                 

12/20