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Pourquoi voir Time To Hunt ?
Depuis trois décennies, le cinéma coréen nous livre des œuvres maitrisées, qui souvent mêlent les genres avec une facilité et une homogénéité déconcertante, de Oldboy à Memories of Murder, en passant par Burning et New World, le cinéma coréen ne laissera personne indiffèrent.
Il y a des films qui accompagnent le spectateur à travers une histoire, et d’autres qui l'enlace dans une parenthèse, un moment suspendu où l'important n'est plus réellement l'histoire mais le ressenti, le cinéaste prend le temps d'installer son histoire pour que le spectateur ressente la même sensation qu'éprouve ses personnages.
Réalisateur sud-coréen de la nouvelle génération, Yoon Sung-hyun livre ici son deuxième long métrage après Bleak Night (파수꾼), un drame psychologique sur l’amitié et le harcèlement, Bleak Night livrait un portrait implacable sur la violence adolescente, un premier qui a été acclamé par la critique et a remporté plusieurs prix, dont le New Currents Award au Festival de Busan en 2010.
Cinéaste connu pour son cinéma nerveux, stylisé et mélancolique, centré sur la jeunesse marginale, la violence et les rapports de pouvoir, il nous propose ici d'embarquer dans un monde dystopique où la Corée est ravagée par l’effondrement économique.
Dans ce monde où l'avenir semble un mirage, un groupe de jeunes hommes tente un dernier coup pour fuir le pays, ce qui commence comme une tentative de fuite se transforme en une traque impitoyable lorsqu’ils attirent l’attention d’un assassin froid et quasiment invincible.
Pour son deuxième film, Yoon Sung-hyun plonge le spectateur dans un futur démoralisant au possible, tout semble déjà perdu dans cette Corée dystopique, pas besoin de longs discours, le spectateur comprend rapidement que ce monde n’offre plus aucun autre choix que la fuite.
Scénarisé par le cinéaste en personne, Time to Hunt (사냥의 시간) suit Jun-seok (Lee Je-hoon), un jeune homme qui vient de sortir de prison après un braquage qui s’est mal passé, il propose un dernier coup à ses amis pour fuir le pays, le dernier coup sera bien évidemment un braquage (apprendre de ses erreurs ?), l'argent qu'ils vont voler n'est rien comparé à ce qui les attendent, Han (Park Hae-soo).
Time to Hunt se divise en deux parties, la première est celle du braquage à proprement parler, la seconde est celle de la traque, À partir de là, le film se transforme en chasse à l’homme, avec un antagoniste quasi mythologique lancé à leurs trousses.
L'antagoniste du film est probablement l'une des grandes forces du film, parfaitement interprété par Park Hae-soo (Squid Game, Phantom), véritable machine à tuer méthodique, Han est une présence quasi mystique, il ne parle presque pas, il ne s’explique jamais, il avance tel la grande faucheuse, on dirait une sorte de Terminator mais sans science-fiction ni punchlines.
Cet antagoniste inarrêtable est l'une des forces du film, néanmoins des des son arrivé et que la traque commence, le récit se simplifie brutalement et s’étire, beaucoup, trop, on sent que certaines scènes semblent durer uniquement pour maintenir une ambiance, au détriment du rythme.
On admire toujours la mise en scène, l’ambiance générale, les décors, la photographie et la musique signée Choi Dong-hoon, alias Primary (Believer 2, Love in the Big City), qui colle parfaitement à l'ambiance dystopique
Le problème de Time to Hunt, c’est qu’il confond longueur et intensité, à force de vouloir se focaliser sur la traque et la faire durer , l'intrigue finit par se répéter, malgré une bonne interprétation, les personnages principaux manquent de profondeur, on comprend leur situation, mais on ne s’y attache jamais réellement, ils subissent plus la situation qu’ils n’existent, ce qui fait également passer le message social du début, en arrière plan, un message qui aurait mérité d’être plus développé.
Cela dit, Time To Hunt n'est pas un mauvais film, ambitieux et parfois très efficace, le film de Yoon Sung-hyun se perd juste dans sa structure, se voulant être un thriller dystopique, le film devient au final une longue course poursuite, une course poursuite très bien menée mais qui s'éloigne de la promesse initiale.
On pouvait s'attendre à un très grand film au vu de son sujet, surtout que le cinéma coréen est connu pour ses prises de positions, Time To Hunt avait entre les mains un sujet des plus intéressant, une génération piégée, d’un monde sans avenir, de la violence comme seule réponse, mais le film tourne autour sans jamais vraiment s'en emparer.
Pour son deuxième long métrage, Yoon Sung-hyun signe un film entre dystopie sociale et thriller ambitieux, esthétiquement impeccable, mais qui reste un peu trop en surface de son sujet pour être totalement mémorable.
Efficace
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Synopsis :
Jun-seok, un jeune homme qui vient de sortir de prison après un braquage qui s’est mal passé, propose un dernier coup à ses amis pour fuir le pays, le dernier coup sera bien évidemment un braquage, l'argent qu'ils vont voler n'est rien comparé à ce qui les attendent, Han.
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Anecdotes :
Le film a été sélectionné et présenté en avant-première mondiale à la Berlinale.
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Le film a été tourné dans la ville portuaire d’Incheon.
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Le réalisateur Yoon Sung-hyun s’est inspiré du terme coréen "Hell Joseon", qui décrit l’angoisse économique ressentie par de nombreux jeunes en Corée du Sud.
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Time to Hunt devait initialement sortir en salles, mais sa sortie a été reportée puis directement diffusée mondialement sur Netflix à cause de la pandémie de COVID-19.
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