Premier long métrage en tant que réalisatrice pour la star Kate Winslet après avoir produit son premier film avec "Lee Miller" (2023) de Ellen Kuras dont elle joue le rôle titre et après lequel elle retrouve son partenaire devant la caméra, Joe Anders, au préalable acteur entre autre aperçu dans "1917" (2019) de Sam Mendes, qui est cette fois scénariste pour la première fois. Ainsi, la réalisatrice et son scénariste s'offre un premier long métrage et on choisit pour se faire une comédie dramatique familiale siglé Netflix... Quelques semaines avant les fêtes de fin d'années, une fratrie apprend que leur mère est mourante et qu'elle risque de ne pas voir Noël. Malgré les rancoeurs et les mésententes le frère et les soeurs vont tenter de s'organiser pour préparer les adieux tout en gardant au maximum la magie de Noël, ne serait-ce que pour les petits-enfants...
La mère mourante est incarnée par Helen Mirren vue dernièrement dans "Shazam ! La Rage des Dieux" (2023) de David F. Sandberg, "Fast and Furious X" (2023) de Louis Leterrier et "Barbie" (2023) de Greta Gerwig, tandis que son époux est interprété par Timothy Spall vu dans "The Pale Blue Eye" (2022) de Scott Cooper, "Zone(s) de Turbulence" (2023) de Hafsteinn Gunnar Sigurasson et "Scandaleusement Votre" (2024) de Thea Sharrock. Le fils est joué par Johnny Flynn vu récemment dans "The Outfit" (2022) de Graham Moore et "Une Vie" (2024) de James Hawes, et ses soeurs sont jouées par Toni Collette vue dans "Juré n°2" (2024) de Clint Eastwood et "Mickey 17" (2025) de Bonh Joon-Ho, Andrea Riseborough vue dans "Please Baby Please" (2022) de Amanda Kramer et "Au Fil des Saisons" (2023) de Hanna Ladoul et Marco La Via et retrouve après "Lee Miller" (2023) sa réalisatrice et partenaire Kate Winslet surtout investie ces dernières années sur la saga "Avatar" (2022-2025) de James Cameron. Citons ensuite Stephen Merchant vu entre autre dans "Logan" (2017) de James Mangold ou "Jojo Rabbit" (2019) de Taika Waititi, Jeremy Swift vu dans "Gosford Park" (2001) de Robert Altman, "Oliver Twist" (2005) de Roman Polanski ou "Boy A" (2007) de John Crowley, puis Raza Jaffrey apparu dans "Les Promesses de l'Ombre" (2007) de David Cronenberg ou "Le Rythme de la Vengeance" (2020) de Reed Morano... Une comédie dramatique au canevas de base qui insinue que cette famille est représentative de la grande majorité des familles dans le monde. Ainsi on a droit entre autre à une fratrie qui se fait le chantre du panel typique, un frère tanguy dont on devine d'emblée qu'il va être la caution LGBT+ (etc...), une soeur aînée bobo écolo solo, une soeur cadre et donc fautive de sa réussite face à une soeur jalouse mais donneuse de leçon, sans oublier le père qui va s'avérer avoir la personnalité la plus intéressante, et enfin la mère dont la promo nous vante sa personnalité forte franche et directe alors qu'on n'en verra que trop peu la consistance malgré tout le talent de Helen Mirren.
La mise en scène est académique, le scénario archi classique et convenu qui finit pas nous agacer quand les raisons originelles de la mésentente entre les deux soeurs Molly/Riseborough et Julia/Winslet vontêtre dévoilées... ATTENTION SPOILERS !... on nous dit que ces deux soeurs sont fâchées depuis très longtemps, on apprend ensuite que c'est depuis l'adolescence soit plus de trente ans, et pourquoi ?! Pour apprendre que Molly est simplement déçue parce que sa soeur partait faire des études (!), et qu'ensuite elle était juste jaouse de sa réussite (!!), moins grave, comment croire qu'un infirmier soit autant disponible dans un hôpital ?! Evidemment il y a le panel représentatif, le frère qu'on voit de loin se rapprocher de l'infirmier dont l'origine permet de fait une pierre deux coups.. FIN SPOILERS !... On reste quasi bouche bée devant des excuses de fâcherie aussi ineptes et stupides, tout ça pour ça ?! Outre le scénario balisé on s'étonne de quelques invraisemblances et de maladresses qui font qu'on se retrouve simplement avec un petit conte de Noël saupoudré de deuil familial mais universel. La fin est adorable, faut bien l'avouer, trop pathos assurément mais idéal pour faire pleurer dans les chaumières d'un bel amour familial et universel pour ce qui reste un téléfilm de luxe.
Note :