Premier long métrage du réalisateur canadien Loyd Lee Choi qui s'était fait remarqué avec son court métrage "Same Old" (2022) au Festival de Cannes 2022 et qui avait ensuite obtenu un mention honorable au Festival de Toronto. Le réalisateur-scénariste se lance alors dans une sorte d'extension à son court métrage inspiré aussi de ce qu'il a pu constaté lors de la pandémie de Covid où "tous les soirs, un livreur masqué me remettait mon repas" ; une routine qui l'a poussé à s'interrogé sur ces personnes à la fois invisibles et omniprésentes. A noter que nous retrouvons à la production de ce projet deux personnalités connues, Destin Daniel Cretton réalisateur de "La Voie de la Justice" (2019) et "Shang-Chi et a Légende des Dix Anneaux" (2021), puis la star Forrest Whitaker vu récemment dans "Ravage" (2025) de Gareth Evans mais également producteur avisé de "Fruitvale Station" (2013) de Ryan Coogler ou "Clair-Obscur" (2021) de Rebecca Hall... Lu est arrivé de Chine à New-York avec le rêve d'ouvrir son restaurant mais très vite ses espoirs se sont effondrés et il est désormais obligé de vivre de petits boulots pour tenter d'éponger ses dettes. Mais quand sa femme et sa fille, qu'il n'a pas vu depuis des années, viennent enfinle rejoindre, il va s'efforcer d'offrir un maximum de bonheur et de raviver l'espoir d'un avenir meilleur...
Lu est incarné par Chang Chen, star chinoise vu dans "Tigre et Dragon" (2000) de Ang Lee, "Souffle" (2007) de Kim Ki-Duk, "The Grandmaster" (2013) de Wong Kar-Wai ou plus récemment dans le dyptique "Dune" (2021-2024) de Denis Villeneuve. Son épouse est jouée par Fala Chen (pas de lien avec son partenaire) vue entre autre dans "La Revanche des Dragons Verts" (2014) de Andrew Lau et Andrew Loo, "Shang-Chi et a Légende des Dix Anneaux" (2021) ou "Godzilla x Kong : le Nouvel Empire" (2024) de Adam Wingard tandis que leur fille est jouée par la jeune Carabelle Manna Wei dans son premier rôle au cinéma. Citons ensuite Perry King apparu dans "John Wick 2" (2017) de Chad Stahelski, "Boogie" (2021) de Eddie Huang ou "The Harvest" (2023) de Caylee So, Laith Nakli vu dans "The Visitor" (2007) de Tom McCarthy, "The Wall" (2017) de Doug Liman, "Horse Soldiers" (2018) de Nicolai Fuglsig ou "Swallow" (2019) de Carlo MIrabella-Davis, Sarah Baskin aperçue dans "Les Dessous de la Famille" (2024) de Richard LaGravenese, Fiona Fu aperçue dans "Power Rangers" (2017) de Dean Israelite ou "Tigertail" (2020) de Alan Yang, Tom Ukah essentiellement aperçu à la télévision exception faite du récent "First Shift" (2024) de Uwe Boll, Haibin Lin apparu notamment dans "Les Démons à ma Porte" (2001) de Jiang Wen ou "Chroniques Chinoises" (2024) de Lou Ye, puis enfin Alex Veadov aperçu dans "La Nuit nous Appartient" (2007) de James Gray, "Jusqu'en Enfer" (2009) de Sam Raimi ou "The Equalizer" (2014) de Antoine Fuqua... L'histoire d'un immigré chinois à New-York, où en quelques minutes on apprend que son rêve d'ouvrir un restaurant a été particulièrement éphémère, qu'il serait livreur et que soudain il se dit qu'il serait temps d'avoir un logement décent parce que sa petite famille vient le rejoindre dès el lendemain ! Premières questions alors toutes aussi soudaines : pourquoi réagit-il aussi tardivement ?! Pourquoi accepte-t-il un logement avec un loyer exorbitant tout en sachant qu'il est incapable d'assumer ?! Ainsi, on se dit que Lu/Chang Chen n'est franchement ni malin ni lucide ni tellement mature. Le film est un peu scindé en deux parties, la première est sur Lu, seul, qui a moins de deux jours pour préparer l'arrivée de son épouse et de sa fille, assez en tous cas pour faire illusion pour qu'elle puisse croire à un bon travail et un appartement qui annoncerait un bel avenir. Cette partie n'est pas sans rappeler le multi-primé "L'Histoire de Souleymane" (2024) de Boris Lojkine dans un contexte plus français.
La seconde partie est avec sa famille, où comment il court encore après un rêve illusoire tant Lu est à côté de ses pompes, à tel point qu'on a du mal à s'attacher à lui car il n'est nullement question de malchances ou de coups du destin mais bien d'un homme qui ne fait que des mauvais choix ou ne prend que des mauvaises décisions, qui semblent attendre le coup de chance... ATTENTION SPOILERS !... pas d'argent mais fume clope sur clope, ment même quand on lui fait comprendre qu'il ne faut pas et que sa franchise pourrait lui sauver la mise, on comprend en fait qu'il ne travaille pas, ne cherche d'ailleurs pas de travail non plus, en même temps voler est plus facile, d'ailleurs voler le vélo d'un bougre ne pose pas de soucis mais garder une montre qu'on imagine de grande valeur et il est soudainement pris de scrupules (?!)... FIN SPOILERS !... Par là même on reste perplexe quand le caprice de la fillette passe sans soucis, a priori aller au travail avec une fillette si jeune n'est pas approprié surtout quand maman est à la maison. Bref, jamais Lu n'agit ou réagit de façon mature ou simplement juste de façon censée. Néanmoins, on aime la façon de filmer New-York, loin des cartes postales avec une immersion dans les quartiers populaires, les bas-fonds ouvriers, avec le côté authentique loin de l'American Way of Life qui semble pourtant toujours faire rêver. Il est un peu dommage que l'épouse soit si peu exploitée, tandis que l'émotion ne transparaît que grâce à une fillette capricieuse mais pas dupe des cachoteries de son père. Finalement le film se termine de façon à confirmer tout ce qu'on pense du père... ATTENTION SPOILERS !... quand la fillette lui demande "Qu'est-ce que tu fais ?" et que le père réponds tranquillement "J'attends"... FIN SPOILERS !... Note obtenue de justesse
Note :