L'Etranger

L'Etranger

François Ozon, qui, avec la régularité d'un métronome, nous livre un film par an, s'essaie à l'adaptation d'un des plus célèbres romans de Camus : L'Etranger. Là où des réalisateurs comme Visconti s'y sont cassées les dents, Ozon magnifie l'oeuvre avec un noir et blanc sublime osant le regard distancié. A la fois fidèle et libre, l'adapatation se veut solaire. En effet, la beauté égnimatique de Meursault (incroyable Benjamin Voisin, un second César s'il vous plaît !) et sa compagne (si pure Rebeccas Marder) brillent dans cette atmosphère âpre, lourde et suffocante.

Cette épure est un parfait discours nihiliste comme le fait si bien Camus. 

En bref, un film à voir pour son côté enquête policière, mais aussi pour son histoire d'amour avortée où les corps sont sublimés encore une fois par le procédé esthétique du film où l'on sent la moiteur de la belle Alger.

Grand film !

L'Etranger
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