Comme un lundi


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Copyright Arthouse Films 


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Pourquoi voir Comme un lundi ?
Les boucles temporelles sont un merveilleux terrain de jeu créatif pour les cinéastes, s’adaptant à tous les genres (comédie, SF, horreur, romance, action), elles permettent de mêler divertissement et réflexion grâce notamment à la répétition qui permet de multiplier les perspectives sur un même événement.
Le système des boucles temporelles sont surtout l'occasion d'explorer la psychologie des personnages, confrontés à une journée, une semaine ou un événement qui se répète, les personnages évoluent souvent en corrigeant des erreurs ou bien en évoluant pour le meilleur, quoi qu'il en soit le ou les personnages évolueront d'une façon ou d'une autre.
La référence des films sur les boucles temporelles est sans aucun doute Un jour sans fin (Groundhog Day) de Harold Ramis, un mélange d’humour, de philosophie et de transformation personnelle, on peut également citer Edge of Tomorrow de Doug Liman, film d'action/SF qui a plus une approche jeu vidéo (mourir, recommencer).
Dans le genre horrifique on peut citer Happy Birthdead (Happy Death Day), comédie horrifique de Christopher Landon, Palm Springs de Max Barbakow et Comme un lundi (Mondays : See You 'This' Week !) de Ryō Takebayashi.
Comme un lundi est une comédie savoureuse qui va en séduire plus d'un grâce à son humour qui joue à fond la carte de l'absurde, sa critique acerbe de la culture du travail au Japon et ses personnages haut en couleur, signé par Ryō Takebayashi, qui est également à l'origine du scénario aux cotés de Saeri Natsuo, Comme un lundi est une œuvre qui vaut le détour.
Ryō Takebayashi réalise ici son tout premier long métrage, né en 1984 dans la préfecture de Kanagawa, au Japon, Ryō Takebayashi a débuté sa carrière dans une société de production, c'est en 2019 qu'il réalise HELLO ! BRAND NEW WORLD !, un court-métrage YouTube qui a cumulé des millions de vues et remporté des prix.
Comme un lundi suit l’histoire suit Yoshikawa (Wan Marui), une employée ambitieuse et carriériste, qui se réveille un lundi matin dans son bureau, entourée de ses collègues, très vite, deux d’entre eux, Takuto et Ken, lui révèlent une vérité troublante, ils sont coincés dans une boucle temporelle, condamnés à revivre la même semaine, du lundi 25 octobre au dimanche suivant.
Entre des deadlines infernales pour une campagne publicitaire absurde, une soupe miso effervescente, et les caprices d’un patron capricieux, l’équipe doit unir ses forces pour briser cette malédiction.
Dès les premières minutes, Comme un lundi assume son héritage, le film cite explicitement Un jour sans fin et d’autres références comme Edge of Tomorrow, cependant pour sa première réalisation, Ryō Takebayashi ne se contente pas de faire du neuf avec du vieux, le cinéaste japonais apporte une touche d’originalité en élargissant la boucle temporelle à une semaine entière et en impliquant un groupe d'employés d'une entreprise.
Contrairement à la plupart des films de boucle temporelle, ici il n'y a pas un mais plusieurs personnages impliqués, un effet de groupe qui apporte son lot de scènes totalement délirantes (la scène du PowerPoint vaut le détour) comme seul les japonais ont le secret.
Le point fort du film réside dans son humour absurde et son casting porté par des comédiens aussi pétillants qu'une bouteille de Ramune (ラムネ), on retrouve Wan Marui (Silent Love, Tokyo Vice), Yūgo Mikawa (Assassination Classroom, Cloud), Kōki Osamura (Ju-on: Origins, Aibou), Kōtarō Yagi (Alien artist, In'nai keisatsu), Haruki Takano (Kawaki, Destruction Babies), Makita Sports (Outrage, The Forest of Love: Deep Cut), Momoi Shimada (Hospitalité, Trillion Game), Ryō Ikeda (The Forest of Love, The Happy Prisoner) et Harumi Shuhama (Ne coupez pas !, Kamen Rider Revice: The Movie).
Tout ce beau monde est convaincant et apporte une énergie folle, ainsi qu'un humour jouissif, un humour qui cache tout de même une critique acerbe de la culture du travail au Japon, Comme un lundi dresse le portrait des salarymen, cette classe de la population japonaise qui travaille dur et longtemps, ces employés dévoués à leur entreprise dont le travail occupent l'essentiel de leur temps.
L'humour made in Japan fonctionne à merveille, certaines réunions sont volontairement trop longues et inutiles, le réalisateur s’est inspiré de véritables réunions d’entreprise japonaises, à peine exagérées, ce qui rend la situation encore plus comique.
Même coincés dans une boucle temporelle, les personnages continuent à s’incliner, s’excuser et utiliser un langage ultra-formel, y compris dans des situations complètement absurdes, pendant que certains paniquent, d’autres prennent la situation comme une opportunité de faire la sieste, manger gratuitement ou éviter de travailler, ce qui crée des décalages hilarants.
Le réalisateur Ryō Takebayashi rend hommage à sa manière à cette classe de la population essentiel au rayonnement du pays, il utilise le concept de la boucle temporelle pour mettre en lumière la routine infernale de ces employés dévoués.
Une vie de travail monotone et répétitive sans issue possible, qu'on pourrait résumer par l'expression "métro, boulot, dodo", à aucun moment le cinéaste se moque de ses protagonistes, il se moque du système qui les a mis là, un système qui transforme des individus qui avaient des rêves, en exécutants résignés.
À chaque retour au point de départ est un rappel que ces personnages sont prisonniers d’un système qui est devenu commun pour eux, le coté fantastique n’est qu’un prétexte pour montrer aux spectateurs la routine sous un angle absurde et souligner l’aliénation qu'engendre ce genre de système.

Une expérience à vivre

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Synopsis :


Yoshikawa, une employée ambitieuse et carriériste, se réveille un lundi matin dans son bureau, entourée de ses collègues, très vite, deux d’entre eux, Takuto et Ken, lui révèlent une vérité troublante, ils sont coincés dans une boucle temporelle, condamnés à revivre la même semaine, du lundi 25 octobre au dimanche suivant.

Entre des deadlines infernales pour une campagne publicitaire absurde, une soupe miso effervescente, et les caprices d’un patron capricieux, l’équipe doit unir ses forces pour briser cette malédiction.


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Anecdotes :


Les acteurs ont dû rejouer certaines scènes de nombreuses fois, plusieurs membres de l’équipe ont plaisanté en disant qu’ils vivaient eux-mêmes une boucle temporelle sur le plateau.

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Les figurants devaient répéter exactement les mêmes gestes, aux mêmes moments, dans chaque boucle.

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Le titre original,このタイムループ、上司に気づかせないと終わらない, peut se traduire par : Cette boucle temporelle ne se terminera pas tant que je n’aurai pas fait en sorte que mon supérieur s’en rende compte.

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Saeri Natsuo signe ici son premier film en tant que scénariste.

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