Bilan 2025 : Mouais Bof

Par Seleniecinema @SelenieCinema

Avec le temps, devient-on plus exigeant ? Ou bien est-ce le cinéma qui se répète trop, entre redites, remakes, adaptations live-action et scénarios de plus en plus convenus, au point de ne plus vraiment réussir à nous époustoufler ? On attend du spectaculaire, du drôle et de l'effroi (pour ceux qui y sont sensibles), de l’émotion… On s’attend à être émerveillé. Mais la concurrence constante, entre sorties en salle et plateformes, n’altère-t-elle pas la prise de temps nécessaire pour proposer du bon, du très bon, voire de l’excellent ?

Cette année, mon bilan est un peu particulier. Disons les choses telles qu’elles sont : quand on ne prend pas le temps de voir des centaines de films, en se concentrant surtout sur ceux qui sont les plus attendus, la déception finit souvent par s’installer. Heureusement Selenie vient donner un peu plus de relief à ce cinéma tant entendu. 

Mes déceptions majeures

Les films Disney arrivent malheureusement en tête. Après avoir vu Blanche-Neige et Elio, il est difficile de ne pas s’inquiéter pour les productions à venir. On oscille trop souvent entre le moyen et le très mauvais, avec une palme peu enviable pour Blanche-Neige.

Dans ce paysage morose, une autre production Dragons parvient toutefois à relever légèrement le niveau, en restant fidèle à l’esprit de l’animation originale, qui, elle, était tout simplement extraordinaire.

Reste à espérer que Zootopie 2 saura relever la moyenne.

Ça fonctionne, mais on s’attend à mieux

Du côté de Marvel, DC et des grandes sagas comme Jurassic Park, le constat est plus nuancé. Pourquoi cela fonctionne encore ? Parce que l’action est efficace, que les acteurs sont investis et que les personnages plaisent. Mais soyons honnêtes : on navigue dans des scénarios ultra convenus, qui peinent à surprendre. Ce n’est ni franchement mauvais, ni réellement bon.

Mention spéciale toutefois pour Les Quatre Fantastiques, qui parvient à redonner un peu de souffle au genre en se recentrant, pour une fois, sur l’humain plutôt que sur le super-héros en lui-même.

Reste à voir si Insaisissables 3 a pu s'émanciper pour donner de nouveau de l'inattendu. 

Et les autres sagas ? 

Parfois, il faut savoir s’arrêter. Donner un « grand final » ne signifie pas forcément conclure en beauté, et le dernier Downton Abbey ne viendra malheureusement pas contredire ce constat. On s’ennuie, longuement, et ce dernier opus n’apporte rien de véritablement nouveau. Une conclusion bien en deçà de ce qu’a été cette superbe série, et qui n’en vaut même pas le centième.

Quelques surprises viennent toutefois nuancer ce tableau. Bridget Jones réussit là où on ne l’attendait plus vraiment. Loin de la Bridget maladroite que l’on connaissait, le film aborde avec justesse la question du deuil, en filigrane du récit. Cette émotion donne enfin au personnage une nouvelle facette : toujours maladroite, certes, mais désormais plus mature et touchante. Dommage toutefois que l’actrice ait choisi de se « figer » dans le temps, un parti pris qui lui enlève une part des émotions qu’elle aurait pu transmettre.

Reste à voir dans quelle catégorie va se ranger le dernier Tron

Ma plus belle surprise

Avatar.
Dans une année marquée par de nombreuses réserves, le film fait figure d’exception. Spectaculaire, immersif, grandiose, il rappelle ce que le cinéma peut offrir lorsqu’il est pensé comme une véritable expérience de salle, et non comme un simple produit.

Conclusion 

Alors que 2025 s’achève sur un sentiment plus contrasté que véritablement euphorique, 2026 s’annonce comme une année décisive, une année où l’on espère retrouver le souffle du renouveau.

Les attentes sont nombreuses, notamment du côté des grandes sagas, qui n’ont plus vraiment le droit à l’erreur — que ce soit Marvel avec le dernier Avengers, le prochain Spider-Man, ou la conclusion tant attendue de Dune 3. Ces franchises devront montrer qu’elles savent encore surprendre tout en concluant des arcs solides.

On attend également des films capables de réinventer l’expérience immersive, comme The Odyssey, ou d’apporter l’humour et l’audace d’un récit porté par ses acteurs, à l’image de Le Diable s’habille en Prada 2.

Et, bien sûr, on espère de nouveau rêver aux côtés des plus jeunes, transportés dans des univers magiques, merveilleux et fantastiques, tels que Disney ou Pixar ont su les offrir. Que Jumpers ou Toy Story 5 ne se contentent pas de valider la case annuelle de l’animation, mais qu’ils proposent un vrai voyage.

Espérons que 2026 saura tenir ses promesses et offrir un cru plus marquant, capable de redonner pleinement le goût des salles obscures. Le cinéma mérite mieux que la facilité, et le public aussi.

Et puis BONNE ANNEE 2026 A VOUS TOUS !!!