Après son remarqué "Un Talent en Or Massif" (2023) avec un Nicolas Cage en forme, un projet de remake est proposé au réalisateur Tom Gormican soit celui de "Anaconda, le Prédateur" (1997) de Luis Llosa dont le succès avait malheureusement donné plusieurs suites oubliées et oubliables. Mais cette fois le cinéaste choisit de s'éloigner de l'idée de départ pour éviter le remake classique ou un reboot pour en faire une suite comique, originale et indépendante. Le réalisateur-scénariste retrouve à l'écriture son ami Kevin Etten après son précédent film et après avoir co-écrit la suite "Le Flic de Beverly Hills - Axel F." (2024) de Mark Molloy avec Gormican... Doug et Griff deux quarantenaires amis d'enfance partagent depuis toujours un rêve fou : réaliser un remake de leur film favori Anaconda. Ils décident enfin de se lancer, accompagnés de deux amis ils partent pour l'Amazonie pour tourner leur version. Mais le projet devient vite un cauchemar quand un véritable anaconda s'invite sur le tournage...
Les deux meilleurs amis cinéastes en herbe sont incarnés par Paul Rudd vu récemment dans "S.O.S. Fantômes : la Menace de Glace" (2024) de Gil Kenan ou "Death of a Unicorn" (2025) de Alex Scharfman et retrouve donc après "L'An 1 : des Débuts Difficiles" (2009) de Harold Ramis son partenaire Jack Black vu dans "Borderlands" (2024) de Eli Roth, "Dear Santa" (2024) de Bobby Farrelly et "Minevraft le Film" (2025) de Jared Hess. Citons ensuite Steve Zahn vu dernièrement dans "Wildcat" (2023) de Ethan Hawke et "LaRoy" (2024) de Shane Atkinson, Thandiwe Newton qu'on n'avait plus vu depuis "Reminiscence" (2021) de Lisa Joy et "Le Couteau par la Lame" (2022) de Janus Metz Pedersen, Daniela Melchior vue dans "Fast and Furious X" (2023) de Louis Leterrier et "Road House" (2024) de Doug Liman, Selton Mello vu dans "Favelas" (2013) de Stephen Daldry ou "Je suis Toujours Là" (2024) de Walter Salles, Ione Skye aperçue dans "Pour une Nuit" (1997) de Mike Figgis ou "Zodiac" (2007) de David Fincher, Ben Lawson apparu dans "Sex Friends" (2011) de Ivan Reitman ou "Scandale" (2019) de Jay Roach, puis enfin, n'oublions pas les deux caméos issus du film original de 1997 avec Ice Cube qui aura son heure de gloire juste après avec les films "Les Rois du Désert" (1999) de David O. Russell ou "Ghosts of Mars" (2001) de John Carpenter, à l'instar de sa partenaire Jennifer Lopez qui ne fera plus jamais mieux que "U-Turn" (1997) de Oliver Stone et "Hors d'Atteinte" (1998) de Steven Soderberg après lequel elle retrouve d'ailleurs Steve Zahn... Après un prologue archi classique où on devine qu'on va nous intégrer une partie polar dont on se fout d'ores et déjà royalement on rencontre enfin les quatre amis fans de "Anaconda" version 97 depuis leur jeunesse. Evidemment, vu le speech et vu le projet le spectateur n'attend qu'une chose : arrivée en Amazonie et qu'enfin le tournage en folie promis commence enfin. Pas de bol, les quatre amis nous sont présentés en long en large et en travers dans une première partie citadine beaucoup trop longue et jamais drôle. Les gags y sont poussifs notamment parce qu'on prend le spectateur pour un abruti en surexpliquant et martelant dans tous les sens possibles que non ce n'est pas un reboot, que oui c'est une parodie.
Il y a ensuite, enfin, l'arrivée en Amazonie, le début du tournage et on espère enfin que le film va prendre son envol. Malheureusement nos soupçons se confirment avec une intrigue policière trop présente qui parasitent le tournage, d'abord parce que cette intrigue policière est trop classique mais aussi sans intérêt. L'anaconda aurait dû être le seul fil conducteur. L'humour reste sans inventivité, sans panache, aucun rire franc pendant plus de la moitié du film jusqu'à cette césure salvatrice dont on aperçoit une partie dans la bande-annonce... ATTENTION SPOILERS !... l'ami cinéaste avec une tête de cochon sur la tête est le point de départ de la 3ème et dernière partie et largement la meilleure... FIN SPOILERS !... La dernière partie démarre sur une scène dantesque et déjantée, enfin ! Enfin le film ose et part dans le bons sens de la comédie loufoque et burlesque et dans un rythme qui s'accélère qui ne nous laisse plus aucun répit. La conclusion évite de surcroît l'écueil habituel du sursaut qui est toujours attendu, et nous offre une conclusion aussi maline que drôle. Malheureusement, si les 20 dernières minutes sont réussies et efficaces, il aura fallu près de 1h15 pour voir le film décoller, trop tard. Au vu de cette dernière partie la déception est d'autant plus grande. Dommage.
Note :
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