Nouveau film de Noah Braumbach qui a délaissé les salles obscures pour la plateforme Netflix depuis longtemps déjà puisque ses trois derniers films étaient déjà siglés Netflix avec "The Meyerowitz Stories" (2017), "Marriage Story" (2019) et "White Noise" (2022). Le producteur-réalisateur-scénariste co-écrit son scénario avec Emily Mortimer, actrice avant tout qui signe là son premier scénario pour le cinéma mais qui s'est déjà essayé à l'exercice pour la télévision notamment en créant la série TV "Doll & Em" (2013-2015). Si le film est diffusé exclusivement sur Netflix, il est tout de même sorti en salles de façon limitée auparavant afin de valider la saison des prix, le film est ainsi d'ores et déjà nommé aux Golden Globes pour les deux acteurs principaux... Jay Kelly est une star de cinéma adulé. mais quand il revoit un ex-ami de longue date il se retrouve avec des souvenirs pas toujours agréables. Il décide alors soudainement de partir pour un road trop introspectif en Europe et il emmène avec lui son fidèle manager Ron...
Le rôle titre est incarné par George Clooney vu récemment dans "Ticket to Paradise" (2022) de Ol Parker, "The Flash" (2023) de Andy Muschietti ou "Wolfs" (2024) de Jon Watts, en plus jeune il est incarné par Charlie Rowe apparu dans "Good Morning England" (2009) de Richard Curtis ou "Rocketman" (2019) de Dexter Fletcher. Son manager est joué par Adam Sandler qui retrouve son réalisateur après "The Meyerowitz Stories" (2017) et vu plus récemment dans "Spaceman" (2024) de Johan Renck et "Happy Gilmore 2" (2025) de Kyle Newacheck, puis sa publiciste est jouée par Laura Dern qui retrouve également son réalisateur après "Marriage Story" (2019) et vue dernièrement dans "Lonely Planet" (2024) dans Susannah Grant et "Pris au Piège - Caught Stealing" (2025) de Darren Aronofsky. Citons ensuite le personnage de Timothy incarné par Billy Crudup qu'on n'avait plus vu depuis "Justice League" (2017-2021) de Zack Snyder, et plus jeune joué par Louis Partridge vu dans "Enola Holmes" (2020-2022) de Harry Bradbeer et "Argylle" (2024) de Matthew Vaughn. Citons ensuite Riley Keough vue dernièrement dans "Primitifs" (2024) des frères Zellner et "Hurry Up Tomorrow" (2025) de Trey Edward Shults, Stacy Keach vu dans "Les Flics ne dorment pas la Nuit" (1972) de Richard Fleischer ou "Le Gang des Frères James" (1980) de Walter Hill et qu'on n'avait plus vu dans un film depuis "Gotti" (2018) de Kevin Connolly, la scénariste Emily Mortimer vue dans l'excellent "Relic" (2020) de Natalie Erika James ou "Paddington au Pérou" (2024) de Dougal Wilson après lequel elle retrouve Jim Broadbent, puis retrouve aussi après "Bridget Jones : Folle de Lui" (2025) de Michael Morris sa partenaire Isla Fisher vue cette année dans "Insaisissables 3" (2025) de Ruben Fleischer et "Une Journée Incontrôlable" (2025) de Luke Greenfield, Patrick Wilson surtout connu pour la saga "Conjuring" (2013-2025), Eve Hewson vue entre autre dans "Blood Ties" (2013) de Guillaume Canet dans lequel jouait également Billy Crudup, "Papillon" (2018) de Michael Noer ou "Tesla" (2020) de Michael Almereyda, Greta Gerwig muse et épouse de Noah Baumbach dont avec les films "Greenberg" (2010), "Frances Ha" (2012), "Mistress America" (2015) et "White Noise" (2022), Alba Rohrwacher vue dans "Hors-Saison" (2024) de Stephane Brizé et "Maria" (2024) de Pablo Larrain, puis enfin Josh Hamilton qui retrouve Baumbach après "Kicking and Screaming" (1995) et "The Meyerowitz" (2017) et vue dernièrement dans "Reality" (2023) de Tina Satter et "Marche ou Crève" (2025) de Francis Lawrence... Clooney incarne un alter ego à l'ego justement surdimensionné mais qui perd pied, se retrouve moralement et émotionnellement paumé. Star qui cherche à se remettre en question et qui tente de se reconnecter avec ses proches mais aussi avec le public avec l'aide l'insu de son plein gré son pauvre manager Ron/Sandler. L'idée peut paraître bonne bien servie par un casting prestigieux jusque dans les plus petits rôles. Malheureusement le film est long et n'est qu'une interminable succession de blablabla aussi redondants qu'ineptes exception faites de quelques 2-3 passages très réussis.
Le plus gros défaut du film est que le scénario semble au départ partagé entre le road trip lui-même et ses souvenirs matérialisés, mais très vite ses souvenirs deviennent rares et secondaires au point qu'ils deviennent finalement accessoires, superflus même ; ainsi le film aurait pu durer 15-2mn de moins. Sur la partie road trip on est également déçu car le terme n'est qu'issu du speech et du résumé mais on ne voit pas grand chose du voyage tant les dialogues, discussions, remise en question et autres débats entre la star et ses proches monopolisent le récit. Il y a des tentatives d'humour, trop timorées pour nous esquisser ne serait-ce qu'un sourire, puis il a des passages qui apparaissent inutiles et/ou sans grand intérêt comme la course-poursuite avec le voleur. Le rythme monotone accuse le coup, accentue cette sensation de longueur, que ce soit sur un plateau de tournage, dans le train, perdu dans les vignes ou à un dîner jamais le rythme ne s'envole ou ne monte en pression. C'est d'un ennui constant et d'un oscillogramme plat. Le film surnage grâce au casting, à quelques instants de grâce où la subtilité des émotions s'impose à l'image, mais c'est bien court pour un film de près de 2h10...
Note :