Copyright Swashbuckler Films
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Pourquoi voir La vie est belle ?
La vie est belle (It's a Wonderful Life) de Frank Capra, est un film que l’on regarde souvent à un moment précis, quand l’année se termine, quand le froid s’installe et que les fêtes de fin d'année pointent le bout de leur nez, une période où on a besoin qu’on nous rappelle que tout ça a un sens, la famille, faire le bien autour de soi, le partage.
Considéré comme l'un des plus grands films du cinéma et véritable monument des films de Noël, La vie est belle est beaucoup plus trouble et sombre qu’il n’en a l’air, scénarisé par Frank Capra, Frances Goodrich, Albert Hackett et Jo Swerling, d'après la nouvelle de Philip Van Doren Stern, The Greatest Gift, le spectateur suit George Bailey (James Stewart), un homme au grand cœur vivant dans la petite ville de Bedford Falls.
Un homme qui a consacré sa vie à sa famille et à sa communauté, sacrifiant ses rêves d'aventure et de voyages autour du monde, il reprend l'entreprise familiale d'épargne et de prêt, alors en difficulté, pour empêcher le banquier cupide, M. Potter, de prendre le contrôle de la ville.
La veille de Noël, confronté à un scandale financier provoqué par la disparition d'une importante somme d'argent par son oncle, somme que Potter retrouve et cache, George, désespéré, songe au suicide, persuadé que son assurance vie vaut plus pour sa famille que sa propre vie.
Sans en divulguer plus pour ne pas gâcher la découverte à ceux qui ne l’auraient pas vue, George va prendre conscience de l'impact positif profond qu'il a eu sur d'innombrables vies, ce qui l'amène à accepter son existence et à trouver de la joie dans le soutien de ses amis et voisins.
Le héro du film n'a rien de triomphant, c'est un homme qui passe sa vie à remettre ses rêves à plus tard, jusqu’au jour où le plus tard devient jamais, à chaque fois la vie lui glisse entre les doigts, Frank Capra ne cherche jamais à embellir ce renoncement, il le filme comme une lente usure, presque invisible, mais profondément douloureuse.
C'est ce qui frappe dans l'œuvre du cinéaste de L'Extravagant Mr. Deeds, c’est la noirceur inattendue de l'histoire, tout semble est une désillusion sans fin, George est généreux, honnête, altruiste, pourtant rien ne semble vraiment fonctionner pour lui, l’argent manque, le méchant prospère, et la reconnaissance se fait attendre, l'optimisme n’arrive qu’après un long détour par l'injustice, comme si le cinéaste voulait d’abord nous forcer à ressentir le poids d’une existence malmenée avant d’oser parler de miracle.
L'œuvre de Frank Capra n’affirme pas que la vie est toujours belle, elle suggère plutôt qu’elle peut le devenir si on accepte de regarder ce qu’on a construit plutôt que ce qu’on a perdu, il s'agit ici d'un film sur les traces que l’on laisse sans le savoir, et sur cette idée troublante que le sens de la vie se révèle parfois trop tard.
Pour porter à l'écran ce message, le réalisateur fait appel à James Stewart (Sueurs froides, Fenêtre sur cour), Donna Reed (Le Portrait de Dorian Gray, Tant qu'il y aura des hommes), Henry Travers (La Grande Évasion, Victoire sur la nuit), Lionel Barrymore (A Free Soul, Duel au soleil), Gloria Grahame (Les Ensorcelés, Règlement de comptes) et Thomas Mitchell (Autant en emporte le vent, Le train sifflera trois fois), le jeu des acteurs transforme un conte moral en expérience profondément humaine, capable de toucher encore aujourd’hui.
James Stewart livre une interprétation souvent considérée comme l’une des plus grandes de l’histoire du cinéma, il donne à son personnage une humanité bouleversante, Donna Reed contraste avec l'interprétation de Stewart, son jeu est tout en retenu, elle incarne la stabilité, une véritable force tranquille, en ce qui concerne Lionel Barrymore, il incarne un antagoniste mémorable.
Frank Capra signe avec La vie est belle un film profondément humaniste, souvent réduit à un conte de Noël optimiste, mais qui se révèle en réalité bien plus sombre et complexe, La vie est belle est un film profondément sincère, dont la force est de rappeler que la valeur d’une vie ne se mesure ni au succès ni à la reconnaissance sociale, mais à l’impact invisible que l’on a sur les autres.
Un chef d'œuvre
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Synopsis :
George Bailey est un homme au grand cœur vivant dans la petite ville de Bedford Falls, il a consacré sa vie à sa famille et à sa communauté, sacrifiant ses rêves d'aventure et de voyages autour du monde, il reprend l'entreprise familiale d'épargne et de prêt, alors en difficulté, pour empêcher le banquier cupide, M. Potter, de prendre le contrôle de la ville.
La veille de Noël, confronté à un scandale financier provoqué par la disparition d'une importante somme d'argent par son oncle, somme que Potter retrouve et cache, George, désespéré, songe au suicide, persuadé que son assurance vie vaut plus pour sa famille que sa propre vie.
Anecdotes :
Le film est considéré par l'American Film Institute comme l'un des 100 meilleurs films américains de tous les temps.
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Le film a été tourné en pleine canicule californienne, en plein été, malgré son cadre hivernal de Noël.
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Lionel Barrymore a défié Donna Reed à un concours de traite de vaches sur le plateau de tournage, pariant 50 dollars qu'elle n'y arriverait pas, Reed, qui a grandi dans une ferme de l'Iowa, a gagné haut la main.
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Le film a été nommé aux Oscars dans la catégorie meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur montage et meilleur son.
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