L'Âme Idéale (2025) de Alice Vial

Premier long métrage de Alice Vial qui semblait se chercher jusque là après avoir fait l'actrice notamment dans "La Folle Histoire de Max et Léon" (2016) et "Les Vedettes" (2022) tous deux de Jonathan Barré avec le Palmashow, surtout ayant été scénariste surtout de "Les Innocentes" (2016) de Anne Fontaine mais aussi sur "Mon Inconnue" (2019) de Hugo Gélin ou "Pourris Gâtés" (2021) de Nicolas Cuche, puis en ayany signé tout de même quelques courts métrages comme "Gueule de Loup" (2015) ou "Les Bigorneaux" (2017). La réalisatrice-scénariste s'est inspirée d'une femme qui aurait des dons de médium et qui travaillait en unité de soins palliatifs en tant qu'infirmière et où elle avait besoin d'un petit temps avec chaque mort de manière à apaiser l'âme du défunt. Elle co-signe le scénario avec Jean-Toussaint Bernard également co-producteur connu pour avoir écrit le dyptique "Antigang" (2014-2023) de Benjamin Rocher. La cinéaste cite comme référence le chef d'oeuvre "L'Aventure de Mme Muir" (1947) de J.L. Mankiewicz, le classique "Ghost" (1990) de Jerry Zucker et "Rencontre avec Joe Black" (1998) de Martin Brest.... Elsa, 40 ans, célibataire, a renoncé aux histoires d'amour. Un don un peu spécial la garde à distance des autres : elle peut voir et parler aux morts. Pourtant un soir elle rencontre Oscar, drôle et charmant avec qui soudain elle peut envisager des sentiments plus forts. Mais quand elle commence à y croire vraiment Elsa réalise que ce ne va pas être si simple...

Oscar est incarné par Jonathan Cohen qui a rencontré la cinéaste sur "La Folle Histoire de Max et Léon" (2016), et vu dernièrement dans "Les Pistolets en Plastique" (2024) de Jean-Christophe Meurisse ou "Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan" (2025) de Ken Scott, mais surtout il est le co-producteur avec le scénariste, et hasard peu de temps avant le tournage il va rencontré sa partenaire chez des amies, puis va proposer à Alice Vial de la choisir pour le rôle sans savoir que Alice Vial avait déjà choisi l'actrice québecoise dont c'est donc le premier film français. Il s'agit de Magalie Lépine Blondeau aperçue dans "Les Amours Imaginaires" (2009) et "Laurence Anyways" (2011) tous deux de Xavier Dolan, dans lesquels elle a rencontré Monia Chokri pour qui elle va ensuite tourner le court métrage "Quelqu'un d'Extraordinaire" (2013), puis sur les longs métrages "La Femme de mon Frère" (2019) et surtout "Simple comme Sylvain" (2023). Citons ensuite Florence Janas apparu dans "Oranges Sanguines" (2021) de Jean-Christophe Meurisse, "Coupez !" (2022) de Michel Hazanavicius ou "Le Fil" (2025) de et avec Daniel Auteuil, Jean-Christophe Folly aperçu dans "Vincent doit Mourir" (2023) de Stephan Castang ou "Le Processus de Paix" (2023) de Ilan Klipper, Anne Benoît vue dans "Je Verrais toujours vos Visages" (2023) de Jeanne Herry ou "Le Consentement" (2023) de Vanessa Filho, Afida Tahri aperçue dans "Michou d'Auber" (2005) de Thomas Gilou ou "Pupille" (2018) de Jeanne Herry, Eric Naggar qui retrouve Jonathan Cohen après "Daaaaaali !" (2023) de Quentin Dupieux, à l'instar de sa partenaire Nanou Garcia qui retrouve aussi Cohen après "Forte" (2020) de Katia Lewkowicz, François Chattot aperçu dans "A l'Ancienne" (2024) de Hervé Mimran ou "La Venue de l'Avenir" (2025) de Cédric Klapisch, François Creton vu dans "Les Héroïques" (2021) de Maxime Roy et "Les Pires" (2022) de Lisa Akoka et Romane Guéret, Oscar Lesage vu dans "Les Amandiers" (2022) de Valeria Bruni-Tedeschi ou "The Substance" (2024) de Coralie Fargeat, Jean-Edouard Bodziak vu dans "L'Amant Double" (2017) de François Ozon ou "OSS 117 : Alerte Rouge en Afrique Noire" (2021) de Nicolas Bedos... Le concept renvoie évidemment à quelques classiques comme "L'Aventure de Mme Muir" (1947) de J.L. Mankiewicz ou "Ghost" (1990) de Jerry Zucker, histoire de fantôme et/ou de passage ultime vers l'au-delà. Le film souffre de la concurrence et surtout parce que Alice Vial ne parvient jamais à rendre son histoire crédible d'abord et avant tout à cause du paramètre technique parfaitement explicable en faisant le parallèle justement avec "Ghost" (1990) où le défunt "traverse" les corps et les solides... ATTENTION SPOILERS !... ici Oscar/Cohen ne "percute" jamais qui que ce soit ce qui est impossible notamment dans la discothèque, et comment expliquer que le contrôleur du train ne voit pas les bagages du mort ?! Par là même il est difficile de comprendre comment elle n'a pas pu voir que l'accident de départ était mortel, mortel et donc une certaine effervescence, du dégât et des secours surtout que Oscar indique bien qu'il faut repasser par l'endroit de l'accident pour se rendre chez lui. Et enfin, notons qu'une patiente de l'hôpital meurt et décide de partir sans que Elsa/Lépine Blondeau n'utilisent ni le sel ni la bougie, ce qui est incohérent... FIN SPOILERS !... 

Et pourtant, on est touché par Elsa/Lépine Blondeau dont on se dit que la vie doit être aussi triste que morbide, dont on se demande comment une personne peut vivre avec une telle charge psychologique et émotionnelle à gérer tout en restant saine et équilibrée ! A chaque fois qu'on s'agace des invraisemblances "technico-mystico-funéraires" il y a une scène qui vient tout de suite équilibrer par de la grâce et de la magie qui nous émerveille comme le coup de foudre en écoutant de la musique, la collègue qui se sent impuissante à aider son amie, l'instant où Oscar comprend qu'il est invisible pour les autres, évidemment tous les regards complices entre Elsa et Oscar. Jonathan Cohen fait le job, pas toujours parfait il nous déchire le coeur sur sa dernière scène, tandis que Magalie Lépine Blondeau est une vraie révélation. Si le film aborde le sujet du deuil, de l'acceptation de la mort, c'est aussi et surtout un film sur la solitude, car c'est la solitude qui rend le "grand départ" difficile. Alice Vial signe une Rom Com qui offre quelques sourires, beaucoup d'émotion et des larmes à en purifier l'âme. Dommage que la base "technique" du concept soit si bancal on frôlait le très grand film... 

Note :                 

L'Âme Idéale (2025) Alice VialL'Âme Idéale (2025) Alice Vial

14/20