Séries | TOUT VA BIEN S01 – 15/20 | PAMELA ROSE, LA SÉRIE S01 – 14/20 | ALEXIA, AUTOPSIE D’UN FÉMINICIDE – 13/20

Par Taibbo

TOUT VA BIEN S01 (Disney+) – 15/20

D’un synopsis un peu plombant (une petite fille atteinte d’une leucémie), la réalisatrice tire un puissant portrait de famille. Les thèmes abordés (la maladie, l’adultère, la mauvaise communication entre les générations, un peu de #metoo) sont très « cinéma français », mais le format série TV offre la possibilité de creuser chaque personnage. Des personnages qui ne font rien pour se rendre aimables mais qu’on aime un peu malgré eux. Les acteurs qui les incarnent sont tous criants de vérité. Virginie Efira dans un rôle plus taiseux que d’ordinaire est comme d’habitude formidable, Sara Giraudeau est bouleversante et Nicole Garcia épate en mère qui aime trop et trop mal. Le reste du casting (Aliocha Schneider, Bernard Lecoq) est au diapason.
La mise en scène est pudique, portée par une musique discrète mais entêtante qui finit par en devenir la signature. Une série sobre et émouvante.

PAMELA ROSE, LA SÉRIE S01 (Canal+) – 14/20

Après les films, l’univers Pamela Rose avait-il encore assez à offrir pour tenir le temps d’une série ? Contre toute attente, oui. Certes, le mélange des genres entre les codes culturels US et l’humour franchouillard et décalé de Kad et O est moins novateur, mais il parvient cependant à trouver son propre langage.
Il y a des moyens, des idées, beaucoup de conneries et quand même pas mal de boulot pour ne pas sombrer totalement dans le n’importe quoi et garder une histoire qui se tienne sur 10 épisodes.
Franchement ça fonctionne bien, et c’est souvent très drôle. Les running gags (Keuwoua, les Youteubers…) tiennent étonnement bien la distance ; Kad est irrésistible, bien entouré par Olivier bien sûr, mais aussi Panayotis, Mister V, Ophélia Kolb, Shirine Boutella ou Lionel Abelanski. Quelques guests surprises bien vus finissent de faire de Paméla Rose, la série, une réussite. Ils parviennent même à réussir leur final, pourtant bien bacclé, grâce à une petite pirouette.

ALEXIA, AUTOPSIE D’UN FEMINICIDE (Canal+) – 13/20

Documentaire sur l’assassinat d’Alexia Daval principalement commentée par les proches de la victime, et plus particulièrement sa famille (père, mère, sœur), la série vaut surtout pour le portrait effarant de son mari et bourreau, Jonathan. On reste sans voix face à la description des semaines ayant suivi le meurtre où il aura joué les veufs épleurés, se faisant consoler par ses beaux-parents qui ne se doutent de rien. La série rend compte de ses mensonges, de sa duplicité, mais c’est au final pour mieux mettre en avant le combat contre les violences faites aux femmes qui est vraiment le message défendu par la mère d’Alexia et de fait par le documentaire. Une plongée dans les coulisses d’un fait-divers retentissant. Classique mais efficace.